Rejection block : reconnaître et trader le rejection block ICT

Pierre Perrin-Monlouis PPM

Qu’est-ce qu’un rejection block ICT ?

Un rejection block est un signal graphique qui apparaît aux sommets ou creux du marché, juste après une manipulation et une chasse au stop loss des ordres de vente ou d’achat. Ce phénomène piège de nombreux traders ayant mal placé leurs stops.

La formation d’un rejection block se repère par des chandeliers avec de longues mèches, signe d’un retournement imminent. Les cours viennent rapidement équilibrés les ordres pour assurer la liquidité du marché, avant de repartir en trombe dans le sens de la tendance initiale.

Cet figure de block fait partie intégrante de l’approche ICT (Inner Circle Trader), qui consiste à suivre la trace de l’argent dit « intelligent ». On distingue deux grands types de rejection blocks :

  • Les rejections haussiers qui se forment sur un plus bas
  • Les rejections baissiers qui apparaissent sur un plus haut

Voyons maintenant comment les repérer et les exploiter dans vos trades.

Identifier et trader un rejection block haussier

Un rejection haussier présente 3 caractéristiques clés :

  1. Il se forme sur un creux majeur, avec de longues mèches basses qui « absorbent » les stops des vendeurs
  2. Les cours repartent vite à la hausse, provoquant un market structure shift (MSS)
  3. Les chandeliers ont souvent des corps réduits, preuve d’une forte indécision du marché

Voici un exemple concret sur l’EUR/USD pour bien visualiser :

rejection block haussier ICT
Illustration d’un rejection block haussier ICT

Pour trader ce signal, il vous suffit de placer un ordre d’achat lorsque les prix repassent sous le corps de la bougie la plus basse du rejection. L’idéal est d’attendre une petite consolidation ou un retracement de Fibonacci pour optimiser son timing d’entrée.

Votre stop loss doit se situer environ 10 à 20 pips sous le plus bas du rejection, pour laisser au marché la place de « respirer ». Et côté objectif, visez au minimum deux fois votre risque, soit un ratio rendement/risque de 1:2.

Ce setup redoutable fait partie de l’arsenal des stratégies ICT comme le SMC (Smart Money Concept). Une fois bien maîtrisé, il offre un excellent compromis entre probabilité de réussite et potentiel de gain.

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Caractéristiques d’un rejection block baissier

À l’inverse, un rejection baissier se forme après un balayage des ordres d’achat sur un sommet. On observe ensuite un retournement rapide des cours, qui valide le changement de structure en faveur des vendeurs cette fois.

L’exemple ci-dessous illustre parfaitement ce schéma :

rejection block baissier
Illustration d’un rejection block baissier ICT

Pour profiter de ce signal de vente, il faut attendre que les prix repassent au-dessus du corps de la bougie la plus haute formant le rejection. Placez votre stop une vingtaine de pips au-dessus du sommet, en visant un objectif au moins deux fois supérieur.

Les rejection blocks fonctionnent donc aussi bien à l’achat qu’à la vente. Contrairement aux order blocks qui se situent plutôt à l’intérieur des ranges, les rejections marquent un véritable tournant dans la tendance.

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Avantages des rejection blocks par rapport aux order blocks

Les rejections blocks et les order blocks sont deux outils puissants de l’analyse ICT. Ils font partie de ce qu’on appelle les « PD arrays », ces zones où les acteurs majeurs du marché laissent leur empreinte sur les graphiques.

Mais à la différence des order blocks qui se trouvent généralement sur les retracements de Fibonacci à 50%, 62% ou 70%, les rejections apparaissent beaucoup plus près des extrêmes de prix (80% à 90% de retracement).

Conséquence directe : votre stop loss sera bien plus serré avec un rejection block qu’avec un order block classique. De quoi booster mécaniquement votre ratio rendement/risque ! De plus, les rejections blocks ont statistiquement un meilleur taux de réussite, car ils matérialisent la toute dernière zone de support (pour un plus bas) ou de résistance (pour un plus haut) avant une impulsion haussière ou baissière.

En somme, c’est l’ultime endroit où le marché absorbe les ordres avant de partir pour de bon dans une direction. Comme le « dernier appel » pour monter dans le train ! Si vous le loupez, il faudra souvent patienter pour la prochaine opportunité…

Une bonne compréhension des ranges de liquidité et des zones d’offre/demande vous permettra d’anticiper en avance ces gros mouvements. Ce sont des concepts incontournables à maîtriser en trading ICT.

Comment optimiser ses trades avec les rejection blocks

Bien que très fiables, les rejection blocks ont leurs limites. Pour en tirer le meilleur, pensez donc à les combiner avec d’autres facteurs clés :

  • Les niveaux graphiques importants comme les kill zones
  • Les prix d’entrée optimaux OTE basés sur l’offre/la demande
  • Les « leurres » (inducements) haussiers ou baissiers destinés à piéger les traders
  • Les imbalances, des déséquilibres entre acheteurs et vendeurs

Avant de vous lancer, fixez-vous un objectif chiffré et un seuil de perte max. Ajustez le positionnement de votre stop en fonction de la volatilité et des zones de liquidités proches. Et n’hésitez pas à scinder votre position en plusieurs parties, afin de sécuriser vos gains au fur et à mesure de l’avancée des prix.

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